Le Casseur d’os – volume 20

Le volume 20 de notre revue d’ornithologie de terrain Le Casseur d’os est paru !

Outre les traditionnelles Notes d’Ornithologie Pyrénéenne, vous y retrouverez notamment des articles et notes sur le Merle à plastron, les Aigles royal et ravisseur, le Rougequeue noir ou encore le Grand-Duc d’Europe, le Milan noir le Pic épeiche et la Bondrée apivore.

Vous pouvez consulter les résumés des articles sur la page correspondante : ici.

Si vous n’êtes pas abonnés, rendez-vous sur la page abonnement.

Nouvel article sur les nids de picidés

Nous mettons en accès libre un article paru en 2019 dans la revue Alauda, publiée par la Société d’Etudes Ornithologiques de France (SEOF).

Rédigé par Jean-Louis Grangé et Jean-Marc Fourcade, il définit les caractéristiques d’emplacement des loges (nids) pour les 7 espèces de pics présentes dans notre région (Pics mar, épeiche, épeichette, à dos blanc, vert, de Sharpe et noir). Ce travail d’analyse est basé sur les relevés de terrain effectués depuis une dizaine d’années par les membres du GOPA.

Accès par la rubrique Documents, ou directement ici.

Liste des oiseaux des Pyrénées occidentales et des Landes

Cette liste répertorie les espèces observées depuis le milieu du XIXème siècle dans les 3 départements faisant partie du Bassin de l’Adour, soit les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et les Landes. Mise à jour au 31 décembre 2020, elle recense désormais pas moins de 423 espèces ! La Liste tient largement compte des récents changements taxinomiques issus de diverses études et synthétisées dans deux ouvrages récents : le Handbook of Western Palearctic Birds, vol. I et II (H. Shirihai et L. Svensson, 2018)  et The largest Avian radiation. The evolution of perching birds or the Order Passeriformes (Fjeldsä, Christidis & Ericson (eds.), 2020).  Le HBW and Birdlife International Illustrated Checklist of the Birds of the World (del Hoyo et Collar, 2014) est également pris en compte.

La liste des sous-espèces est issue en partie du premier ouvrage, qui révise les limites subspécifiques de plusieurs espèces dont l’aire de répartition est transpyrénéenne.

Vous la retrouverez dans la rubrique Documents. Accès direct ici.

Le Casseur d’os – volume 19

Le volume 19 du Casseur d’os, revue d’ornithologie de terrain éditée par le GOPA, est à l’impression et sera disponible en fin d’année.

Au sommaire, des articles sur les stationnements de Faucons hobereaux en Bigorre, la coloration du plumage du Gypaète barbu, les caractéristiques des arbres de nid chez le Pic épeiche … et bien d’autres !

Vous pouvez consulter les résumés des articles sur la page correspondante : ici

Si vous n’êtes pas abonnés, rendez-vous sur la page abonnement.

Coloration du plumage chez le Gypaète barbu : nos résultats publiés !

Depuis l’été 2014, le GOPA (en partenariat avec un agent de l’Office National des Forêts) menait une étude sur la fréquentation par les Gypaètes barbus d’un site de coloration du plumage (voir l’actu : Gypaète barbu : premières images en nature du bain de boue ferrugineuse !). Des appareils photo/vidéo à déclenchement automatique, placés au niveau d’une source ferrugineuse utilisée par ces oiseaux, ont permis de collecter de nombreuses informations inédites sur ce comportement original.

Un article synthétisant les résultats obtenus est paru dans la revue Alauda (volume 87-1, 2019). Intitulé « Le comportement de coloration du plumage chez le Gypaète barbu : étude en nature dans les Pyrénées occidentales », il peut être téléchargé sur ce lien.

Lien vers la revue Alauda https://seofalauda.wixsite.com/seof

 

Suivi de la reproduction du pic de Lilford en vallée de Barétous

Le 30 mars 2019, H. Laffitte découvre une femelle en train de creuser une cavité de nidification dans un hêtre à une altitude d’environ 930 mètres en basse vallée de Barétous. Un suivi est mis en place permettant de situer l’éclosion des jeunes entre le 25 et le 28 avril.

Nous avons suivi les activités de nourrissage de ce couple durant 3 journées (13h45 et 2 fois 12h) plus 6 séances de 3h30 à 5h, soit environ 58 heures de présence, réparties lors des 3 stades assez équitablement.

Résultats bruts :

Stade I (adultes restent au nid après chaque apport) : 2 séances  pour une moyenne de 17,18 mn entre apports, soit 3,49 nourrissages/heure. F= 30 apports, M= 32 apports. 61 % des apports sont constitués de larves de xylophages.

Stade II (adultes rentrent complètement dans le nid et en ressortent après nourrissage): 3 séances pour une moyenne de 8,54 mn entre apports, soit 7,02 nourrissages/heure. F= 67 apports, M= 67 apports. 71 % des apports sont constitués de larves de xylophages.

Stade III (adultes nourrissent mais ne rentrent plus dans la cavité): 4 séances pour une moyenne de 7,17 mn entre apports, soit 8,36 nourrissages/heure. F= 81 apports, M= 74 apports. 70 % des apports sont constitués de larves de xylophages.

Comparaisons avec autres pays :

Ce nid contenait 3 jeunes (2 femelles et 1 mâle), l’envol s’étant produit le 23 mai en matinée pour la première femelle et le 25 mai en après-midi pour le mâle, le moins avancé de la couvée.

Particularités intéressantes :

Une Martre a été observée par 3 fois sur l’arbre de nid dont une où elle a atteint la cavité, située à environ 13 mètres de haut, y a inséré une patte avant de redescendre. Des traces de dents sont présentes sur le trou d’entrée, montrant la stratégie de ce prédateur pour éventrer la cavité : la branche supportant le nid était bien trop solide pour lui permettre d’arriver à ses fins.

Ce nid a aussi reçu la visite d’un écureuil à 2 reprises en moins de 30 minutes, la femelle finissant par le houspiller pour qu’il s’éloigne.

Enfin, une femelle « supplémentaire » a été vue venir à la cavité à 4 reprises, 3 fois la même matinée et la dernière le jour de l’envol du premier jeune, toutefois sans nourriture au bec.

Nous avons filmé (P. Navarre) les adultes nourrissant les jeunes durant une vingtaine d’heures dont vous pouvez voir un extrait grâce au lien ci-après. De nombreuses photos ont été réalisées également, tout ceci afin d’affiner la détermination des proies apportées aux jeunes.

Grâce à Erick et Quentin Champagne, nous avons pu baguer les 3 jeunes quelques jours avant l’envol, ce qui permettra de les identifier les années à venir au cas de rencontre dans ce secteur. Ces captures ont été effectuées dans le cadre d’un programme CRBPO intitulé « Éléments de dynamique de population du Pic à dos blanc pyrénéen Dendrocopos leucotos lilfordi (Pic de Lilford) par le biais de capture-marquage-recapture ; essai de caractérisation génétique et biométrique »

Participants pour le GOPA : J.L. Grangé, H. Laffitte, D. Laban, P. Marsaguet, P. Navarre, P. Urbina-Tobias (bagueur) et C. Guyot (aide-bagueur).

Film : le Pic de Lilford dans les Pyrénées

Le Pic de lillford (Dendrocopos leucotos lilfordi), endémique des Pyrénées occidentales et centrales (France et Espagne) fait l’objet d’études de terrain de notre part débutées dans les années 80 par J.L. Grangé.

Afin d’aller plus loin dans la connaissance de l’espèce, le GOPA a obtenu une autorisation de capture-baguage de la part du CRBPO en 2014, permettant la récolte de données inédites pour la population pyrénéenne: biométrie, étude du plumage et de la mue, analyses génétiques (J.M. Pons du MNHN de Paris)

Nous avons réalisé un film documentaire d’une durée de 15 minutes présentant l’espèce et le travail que nous effectuons, abondamment illustré d’images rares et retraçant les sessions de capture-baguage de l’espèce.

Le DVD est en vente , au prix de 9 euros (port compris)

Renseignements : gopa_sudouest@yahoo.fr

Commandes par courrier adressées à : GOPA MJC du Laü 81 Avenue du Loup 64000 PAU